1.       La culture urbaine de Le Corbusier

1 .1. Les années de formation : cités-jardins et histoire des villes

page 468 du livre Histoire de la ville de Leonardo Benevolo

Shéma théorique de la cité-jardin, tiré d’un ouvrage de Howard de 1899. Au centre un parc entouré par les édifices publics urbains : la mairie, le théâtre, la bibliothèque, le musée. Autour, les quartiers d’habitation avec les écoles. A l’extérieur, les usines, les terrains agricoles, la gare de chemin de fer et les raccordements aux routes principales.

Première cité-jardin en 1902 à Letchworth

1.2. Machinisme

2.       La ville contemporaine pour 3 millions d’habitants : 1922.

2.1. Collectif / individu

2.2. Les principes

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2.3. Analyse du plan

3.       Paris

 

Le Corbusier est suisse. Il fait une école d’artisanat où il dessine des boîtiers de montre. C’est au cours de ses voyages qu’il regarde et qu’il dessine des espaces urbains. Le Corbusier travaille aussi d’après des livres notamment d’après les dessins de Patte. Le Corbusier s’intéresse aussi à la cité-jardin de Unwin. Le Corbusier écrit un premier livre : la construction des villes entre 1810 et 1820.

Le Corbusier travaille à l’agence de Peter Behrens.

Halle des Turbines, AEG, Berlin 1908-1909. Cette architecture exprime la puissance de l’industrie allemande. En 1914, Le Corbusier propose la structure Dom’ino (Dom = maison et ino = innovation).

Le Corbusier  = le Purisme

Le Corbusier ne projette pas une communauté idéale :

-          Décongestionner

-          Apporter de la densité

-          Transport (circulation)

-          Rapport à la nature

-          Idée de mettre en ordre

Le plan Voisin pour Paris en 1925

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« Il faut tuer la rue-corridor »

4. La Ville radieuse se développe sur un axe. Sa croissance est potentiellement illimitée.

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Les grands plans d’urbanisme

En matière d’urbanisme, Le Corbusier ne cessera de multiplier les recherches théoriques, les projets et les ouvrages. En 1922, il dévoile son « Plan pour une ville contemporaine de 3 millions d’habitants », au Salon d’automne, sous la forme d’un diorama de cent mètres carrés. L’architecte entend bien, sous une recherche théorique, évoquer les difficultés réelles de l’urbanisme parisien. Il pose « quatre postulats brutaux : 1. décongestionner le centre des villes ; 2. accroître la densité du centre des villes ; 3. accroître les moyens de circulation ; 4. accroître les surfaces plantées ».

    Si ce plan ne se réferait pas explicitement au cas de la ville de Paris, le « Plan Voisin » de 1925 est élaboré pour elle. Son nom est celui de Gabriel Voisin, constructeur d’automobiles et d’avions qui portera son soutien à Le Corbusier. À partir de 1930, Le Corbusier, dans ses études de la « Ville radieuse » abandonne l’organisation concentrique de la « Ville contemporaine », au profit d’une organisation linéaire.

 

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Les combats contre l’insalubrité  

La poursuite de la lutte contre l’insalubrité constitue le principal objectif pour Paris. La destruction de la cité Jeanne-d’Arc (XIIIe arrondissement), célèbre agglomérat de taudis, reconstruit à partir de 1935, puis celle de l’îlot insalubre n0 9 (XVIIIe arrondissement), qui laisse la place à un ensemble d’H.B.M., contribueront bien modestement à « aérer » la capitale. L’ampleur du problème suscitera alors, de la part de certains architectes, des solutions radicales. Ainsi Le Corbusier, qui ne cache pas son admiration pour les travaux d’Haussmann, propose-t-il dans son plan Voisin de 1925, de détruire une importante partie du centre de Paris. Sur le site de l’immense îlot insalubre n0 6 à cheval sur le XIe et le XIIe arrondissement, il préconise en 1936-1938 la construction d’immeubles barres à redents – répondant toutefois aux exigences du règlement de 1902 –, posés sur un sol totalement libéré et affecté principalement à des jardins et à des terrains de sport. Le Corbusier résout par là même la question du grand Paris, simple affaire de densité selon lui : en l’occurrence, il s’agit de reconstruire Paris sur lui-même et non en dehors, la construction en hauteur pouvant laisser libre 95 p. 100 du sol. Un tel projet impliquait la disparition de la rue traditionnelle et, par conséquent, de l’îlot. C’est précisément cette « base de la transformation urbaine » que l’architecte et urbaniste Georges Sébille entendait pour sa part réformer : en créant une législation propre à l’îlot, les pouvoirs publics économiseraient selon lui de coûteux remembrements. L’îlot pourra, néanmoins, être largement ouvert, et devra accueillir d’importants espaces verts en son centre. La Ville, de son côté, entend réformer les quartiers insalubres en conservant à l’îlot sa structure traditionnelle : par la voix de son géomètre en chef, René Mestais, elle projette d’aligner les rues sinueuses et d’élargir les rues étroites, de manière à pouvoir planter systématiquement les abords des immeubles. 

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De grands projets pour la capitale 

La crise des années 1930 et l’opposition chronique entre Ville et État sur les questions foncières ne favorisant aucune action d’envergure, c’est un urbanisme de papier qui se développe pendant cette période. Le concours d’idées (dit concours Rosenthal) organisé en 1930 pour l’aménagement de la porte Maillot, qui rassemble les architectes les plus en vue du moment (Le Corbusier, Mallet-Stevens, Perret, Sauvage), marque l’introduction de l’échelle monumentale dans les différents projets, tout en apportant la preuve de la toute-puissance de la voirie dans les questions d’urbanisme. L’axe est-ouest de la capitale redevient l’épine dorsale des projets d’extension : le développement de Paris vers La Défense et Saint-Germain-en-Laye, déjà imaginé au XVIIe par Le Nôtre, est quasi unanimement considéré comme une donnée naturelle, un phénomène inéluctable. Le concours pour la Voie triomphale, organisé par la Ville en 1931 et destiné à prolonger la perspective Louvre-Défense, confirme architectes et urbanistes dans cette conviction. L’Est parisien, voué à l’industrie et aux fumées qu’elle occasionne, devra quant à lui attendre un demi-siècle pour être enfin pris en compte. Le Corbusier sera, à cet égard, l’un des seuls à anticiper le rééquilibrage de Paris, en remettant à l’ordre du jour la grande traversée de Paris souhaitée par Napoléon Ier ; Georges Sébille renouera lui aussi avec ce dessein impérial, en projetant, en 1936, l’élargissement du faubourg Saint-Antoine, devenu avenue de la Révolution. L’Exposition internationale de 1937 laissa entrevoir la possibilité de grands travaux, et c’est dans cette optique que, dès 1934, Auguste Perret, soutenu par le ministre Anatole de Monzie, dessinait les « Champs-Élysées de la rive gauche », grand axe reliant le Champ-de-Mars à la place d’Italie et se poursuivant sur la rive droite du Trocadéro jusqu’à la porte Dauphine. Le Front populaire s’attellera à d’autres chantiers et aucun projet d’urbanisme ne sera mis en œuvre avant la Seconde Guerre mondiale, l’Exposition de 1937 ne laissant derrière elle que des musées : le palais de Chaillot construit par Jacques Carlu, Hippolyte Boileau et Léon Azéma, les musées d’Art moderne du palais de Tokyo (André Aubert, Jean-Claude Dondel, P. Viard et Marcel Dastugue) et enfin le musée des Travaux publics, confié à Perret en guise de compensation. 

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Extrait de l’encyclopédie universalis